Théâtre Les Déchargeurs - salle La Bohème
02 mars au 26 mai 2010
les mardis et mercredis à 21h45
Durée : 1h15
3, rue des Déchargeurs
75001 Paris métro Châtelet
Un long poème érotique, une bouffée délirante. Un tableau de Jérôme Bosch mis en mots.
Un quidam damné se trouve entraîné dans un maelström hallucinatoire où s'accouplent des muses lubriques et des ratiocinations poétiques. Il rencontre Ornella, mutique, et son doberman pour un rite sacrificiel zoophile. Puis, dans la débauche, comme une aberration naît l'amour entre Ornella et le quidam régressant rebaptisé œdipe...
J'ai voulu écrire un récit érotique onirique.
Et cela a pris la forme d'un long poème comme une bouffée délirante, un poème éternel tragicomique, avec des images sonores comme un tableau de Jérôme Bosch mis en mots.
On croit s'éveiller sans cesse, mais le rêve ouvre sur un autre rêve, c'est un rêve de réveil.
La réalité glisse inexorablement,... paysages hallucinés de la jouissance dans ses débordements, ses accumulations de formes, ses intrications fantasmatiques de perversion et d'amour, de grossièreté et d'illumination, " joailleries d'insanités", " obscénités absconses "...
La brume des allitérations flotte au dessus de l'abject, l'objet «a» du désir dans sa régression la plus lointaine, excrémentielle...
On m'a fait remarquer que lorsqu'on entend «maelström», qui signifie tourbillon, on entend presque
«maestro» qui signifie chef d'orchestre, je ne l'ai pas fait exprès...
Peut-être parce que ça parle du corps en rêve (et du corps du rêve) et que ça parle au corps par la
musicalité du poème, des mots tourbillonnants comme une transe, comme une danse des signifiants.
Cette musicalité serait alors le ciment du récit qui ne semble se construire que pour mieux se disloquer, digresser à l'infini dans un pullulement orgiaque hallucinatoire.
Catherine Gil Alcala